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21/10/2010

Comment vivez-vous la mobilisation contre la réforme des retraites?

Vous ne pouvez pas aller au travail parce qu'il y a une pénurie d'essence dans votre région? Vous êtes bloqué dans les transports pendant de longues heures? Vous êtes allé manifester?

Après neufs journées de mobilisation, le mouvement s'amplifie et s'étend aux jeunes lycéens et étudiants. Partout en France, différents mouvements de grève continuent: dans les transports, les écoles, les raffineries, les décheteries...

Racontez-nous comment cette période se passe pour vous. Comment vous débrouillez vous? Comment vous êtes vous organisé? Vous êtes bloqué chez vous ou au contraire vous ne ressentez pas encore les effets de la grève, racontez comment vous le vivez dans les commentaires ou par mail à l'adresse reporter-mobile@20minutes.fr

Estelle:

"Je suis d'accord avec les grèves, notamment parce que je suis au chômage, jeune diplômée et que ce n'est pas avec une retraite à 67 ans que les jeunes pourront travailler et avoir des emplois... On subit la grève dans les transports depuis 2 semaines, on fait avec et on s'adapte... Mais je trouve inadmissible ce qu'il s'est passé ce matin en région parisienne de bloquer les dépôts de rer ceux du rer A, rer B, rer C et rer D (j'ai de la chance, je prend le rer E)! On subit déjà et en plus ils bloquent les dépôts, résultat pas de train avant 10h du matin. Je trouve ça inadmissible. On fait déjà des efforts et là c'est vraiment nous prendre pour des cons et je trouve ça assez!"

30/01/2009

Merci la RATP

Je tiens à féliciter la direction de la RATP dans sa façon de gérer cette grève, merveilleux cette organisation :

- aucun horaire en gare, c'est vrai tellement plus pratique pour nous, usagers, quel dommage que la SNCF en mettent eux.
- 1 train sur 5 pour le RER A à l'affichage en fait, le soir un agent de la sécurité dit qu'en fait c'est 1 sur 10, c'est vrai avec une telle   cadence pourquoi mettre des horaires, inutile!
- tous les portiques sont actifs, il faut passer son ticket, mais alors là vraiment quelle idéé géniale, quelle qualité de service vraiment..
Encore une fois, pourquoi la SNCF n'y a pas pensé, leurs portiques etaient grands ouverts, non mais vraiment quelle bêtise..
- et tout ça dans le bonne humeur, j'ai demandé poliment à un agent de la RATP, pourquoi  sa direction avait eu l'idéé de faire payer les transports un jour de grève, elle m'a "gentiment" répondu :
-" Vous vous rendez compte si toutes les entreprises de France accordait la gratuité les jours où elle sont en grève elles seraient toutes en faillitte, et puis de quoi vous vous plaignez vous êtes arrivée"
Nan!!! la RATP serait-elle aussi souvent en grève, pas possible !?

Enfin, heureusement pour moi avec toute cette qualité de service, j'ai eu la joie de finir chez une copine à Panam car pour Chessy, il n'y avait pratiquement pas de RER.

Un grand merci aux grévistes qui nous laissent partir pour aller au taff sans nous laisser rentrer chez nous.
Un grand merci à la direction de la RATP dans sa façon de gérer une greve.
Et un grand merci pour la bonne blague de l'agent RATP.

Devant tant de compétence, je ne regrette qu'une chose ne pas résider dans une ville désservie par la SNCF.

Fred

29/01/2009

La manif bloque les bus à Toulouse

«La manif laisse les bus au parking! 16h00 la ligne 14 ne peut plus fonctionner, les bus s'entassent à Purpan (Toulouse).» Mac.

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Grève nouvelle tendance

Sarkozy s'est splendidement trompé: la grève «nouvelle tendance», on s'en aperçoit bel et bien!
Des escalators praticables, des couloirs déserts dont on peut enfin sereinement apprécier le faste, et le pompon : des métros à moitié vides toutes les 3 minutes! Les démons d'hier sont devenus des archanges; la grève, jadis redoutée, relève désormais de l'aubaine. Vivement la prochaine!

Babaz!

Pas de gréviste à la grève

Ce matin je suis allé comme tous les jours promener mes chiens à la grève, en empruntant le chemin de la grève, en haut duquel j'habite, et je n'ai vu aucun "gréviste" à part moi

Daniel

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Sans électricité

Ce matin mon entreprise est privée de courant comme beaucoup d'autres dans l'ouest Parisien.

Les grévistes ne veulent pas que le gouvernement les force à travailler au travers du service minimum obligatoire; et bien personnellement j'aimerais que l'on ne me force pas à "la grève".

Nous ne sommes pas tous égaux face au droit de grève; pour une minorité ce droit devient un pouvoir; un pouvoir trop grand et anti-démocratique, dont ils abusent à mon sens.

Comme l'expriment certains syndicalistes: "à tout pouvoir il est important d'opposer un contre pouvoir" et je suis complètement de cet avis. Il est donc grand temps, je crois, de trouver un contre pouvoir au "droit de grève" exercé de manière irresponsable par certains.

Aujourd'hui beaucoup de professeurs se plaignent de ne plus être respectés. Mais comment voulez-vous qu'ils gagnent le respect de leur élèves en leur présentant régulièrement l'exemple de personnes qui s'élèvent pour un oui ou pour un non contre tout pouvoir légitimement élu par la démocratie ?
Leurs élèves suivent donc très justement ce qui leur est enseigné, ils se rebellent conte un pouvoir installé, celui du professeur et ils l'expriment par l'irrespect.

Qu'à mes enfants ils leurs apprennent le sens critique, la liberté, l'égalité et la fraternité; je dis oui.

Mais que cela passe aussi et peut être surtout par le respect du travail et du devoir de chacun, avant de toujours  penser égoïstement à ses droits.

Messieurs, mesdames, cessez de vous plaindre et montrez aux jeunes que l'on peut faire face autrement, ensemble et pour tous en relevant les manches et en construisant un avenir qui ne se perd pas dans une société d'assistés.
Société qui, aujourd'hui avec la crise, n'attend plus qu'à être euthanasiée par le système mondial. Car un jour, à ce rythme, on risque fort de nous débrancher de notre respirateur.

Gil

Du bluff

La grève c'est du bluff. J'ai eu un métro tout de suite. Et cinq minutes plus tard il y en avait un autre. Pas un chat dans les wagons!

E.


Le bus PC fonctionne le métro aussi lignes 5 et 7. Mes enfants sont a l'école et mes collègues au travail. Il n'y a que le cerveau de quelques CGTistes qui soient en grève. Mais ils ne sont que 0.5% de la population. Le monde se fait sans eux.

Regis


Grève? Vous avez dit grève? Pas vue! Je dirais même plus les
transports n'ont jamais aussi bien fonctionné. Que la grève soit!

David

Pour voir vos photos de manif, cliquez ici

28/01/2009

Le débat sur la grève du 29 commence le 28

«Quelques photos de St Lazare ce matin, pour compléter votre galerie», Olivier (qui visiblement a subi les conséquence de la panne du RER A):

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28/11/2007

trouvaille

Le secret est d'avoir, chaque jour une petite trouvaille, une nouvelle astuce, histoire de retirer un peu de mérite et de satisfaction d'une journée infame.
 
Jeudi 15:
Je suis à gare du Nord, et je veux prendre la ligne C. deux choix s'offrent à moi: la 4, vers  chatelet, puis la 14 (automatique) et Bibliothèque. OU la 5 et arrivée à Austerlitz. (mais la 5 risque d'être très galère..)
Mais en descendant dans la gare, une foule s'amasse devant les "tourniquets" pour la 4 et ne semble même pas avancer. je vais donc vers  la 5. le quai est surpeuplé, je me trouve donc une petite place derrière une jeune femme, non loin des rails. Le panneau n'indique, rien, la "voix" non plus..On se scrute entres quais. des dizaines de minutes passent, quand la voix se fait entendre et annonce un train à porte de clignancourt. ( qui va donc descendre bientot à gare du nord, et poursuivre vers chatelet..) je cède donc ma place de quais à un petit couple de vieux qui se faisaient préssants derrière moi et fonce vers la 4. arrivé vers celle-ci, le quai vers clignancourt est libre d' accès, mais les gens sont amassés aux marches qui permettent de passer sous les voies, et donc d'accéder au quai pour porte d'orléans. Je suis désemparé. Même plus le courage de retourner sur la 5. de toute facon on m'a piqué ma place. je déambule donc sur le quai de la 4 direction porte de clignancourt, et ce n'est pas ma direction. je vois en face des agents ratp, des policiers et meme des militaires. L'entrée est donc filtrée. Pas le courage de faire la queue dans un petit couloir, d'une grande gare souterraine, noire de monde. je calcul l'itinéraire à pied, regarde même avec dégout les quelques petits mètres qui me séparent du quai d'en face, ces petits mètres de rien du tout..éléctrifiés. Et ce foutu metro qui ne va pas tarder. Perdu dans mes pensées, j'ai marché tout le long du quai, et me trouve face à des marches qui montent, avec au-dessus de moi un petit sens interdit, m'invitant à ne pas les monter. Ne connaissant pas la gare, j'ai du mal sur le moment, à comprendre où ce chemin peut bien mener. Mais n'ayant rien à perdre ( à part mon temps..) je monte, me retrouve à un croisement de couloirs, vide, des "tourniquets" débloqués, je les passe, des marches qui redescendent, un couloir avec quelques policiers et les militaires de tout à l'heure, on ne me dit rien, et à gauche le quai tant désiré. deux minutes plus tard, je suis collé à la vitre de mon metro. mais à l'interieur.
 
C'était si simple que ca. Morale du Jeudi: ne pas suivre le troupeau.

26/11/2007

Grève infernale…

A intervalle de trois minutes, à défaut d’entendre le son bringuebalant d’une rame de métro à l’approche, ce que l’on entend en ce moment dans les stations, c’est le mot « infernal… ».
Infernale, cette situation qui suscite la pénurie de transport en communs. Réveil obligé à 6h15, j’hésite entre l’équipement excursion Himalaya chaussures triple couches et protection antiparasites ou ma tenue course roller. Objectif : optimisation de l’espace. Je choisi la tenue dans laquelle je prends le moins de place.
Infernales l’arrivée à la station de métro et la première heure d’attente pour voir finalement arriver une rame. Bienvenue dans l’antichambre de l’enfer parisien : vision horrifiée des wagons qui regorgent de voyageurs dont on distingue mal les visages écrasés sur les vitres embuées. La dimension humaine que l’on aurait pu accorder au concept de transport en commun perd soudainement tout son sens. L’instinct de survie refait surface en chacun. Adieu éducation, politesse et civilités.
Vous souhaitez monter à bord, oubliez: les gens qui attendent à côté de vous (et souvent ceux arrivés en dernier) vous bousculent pour passer. Vous souhaitez sortir, oubliez : les gens à coté de vous ne souhaitent pas perdre leur place en risquant la sortie momentanée. C’est la loi du plus fort. Les stratégies s’opèrent. Je ne peux pas miser sur un physique imposant, mais j’ai trouvé la place stratégique à l’angle parfait d’ouverture des portes qui évitera toute tentative de dépassement par la droite ou la gauche.
Je me retrouve coincée près d’une dame âgée qui a plutôt l’air de prendre cette situation avec humour. Elle est enjouée et remarquable parmi les visages tendus et fermés des autres voyageurs. Elle pense que ce sera une belle journée pour les pickpockets. Elle m’explique qu’elle doit se rendre à l’hôpital pour une opération de la jambe. Une personne l’accompagne. Son mari est également dans le wagon mais plus éloigné. Plusieurs stations défilent et toujours la même cohue. Soudain une voix lisse et policée sortant des haut-parleurs nous averti : « mesdames, messieurs, nous vous rappelons que la priorité est à la descente ». Quelle priorité ?
A l’arrêt suivant, la dame âgée descend. Après quelques avertissements pour  laisser le passage, une petite frayeur avec sa canne coincée dans la marche, elle s’en sort indemne, mais sans son mari. On entend alors des cris du quai : « René descends ! Descends René ! C’est ici ! ». En vain… René est dur de la feuille. Mais c’est sans compter l’efficacité du groupe qui opère en quelques secondes : le papi un peu tourneboulé, se retrouve illico presto sur le quai grâce à l’aide certes pressante mais optimale du groupe de voyageurs.
Dans cet enfer, les esprits absents sont les rois. Situation improbable dans cette situation inconfortable : respiration retenue, serrage de fesses, jambes qui vacillent, mains endolories et   corps désarticulé, certains trouvent le moyen de poursuivre tranquillement leur lecture.
Après une correspondance et une nouvelle heure d’attente, j’arrive sur mon lieu de travail. Il est 10h45, c’est mon premier jour. La suite est une autre histoire qui se poursuivra dans le bureau de mon responsable.
Un enfer où les plus méritants seront sans doute les conducteurs ayant travaillé pendant la grève. Méritants pour avoir évité quelques accidents pour nous usagers, allant même jusqu’à nous accueillir dans leur cabine ; méritants pour se confronter à leur collègues grévistes.

Marine S.

 
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