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18/10/2007

GR"A"VE

Avancée sociale? Légitimité? Remise en question?

Je suis jeune, j’ai 23 ans.
Je cotise (je me sens obligé de me justifier)
Je suis en colère
Non pas à cause des difficultés de transport
Non pas à cause des privilèges que peu veulent conserver

C’est le FOND qui me fait bondir.
Avec le système actuel, ma génération n’aura assurément pas l’assurance d’une retraite pépère. Alors il serait temps que le mot solidarité prenne son sens et que l’on pense à l’ensemble
du groupe et non à une niche. Pour ce faire il est nécessaire que tout le monde soit mis au même niveau dans un premier temps. Puis, il s’agit de reconsidérer la pénibilité de chaque
travail pour aménager cette solidarité de façon équitable.
Je n’ai pas un travail pénible, je cotiserais plus, mais je trouve ça JUSTE.

Vous qui faite grève, vous la brandissez pour défendre vos privilèges, soit, mais n’oubliez pas que vos vrais patrons se sont les FRANÇAIS.
Vous vous mettez à dos vos patrons, vos usagers, votre matière première.
Je me garderais bien de vous rappeler qu’aujourd’hui une grande partie des électeurs/électrices adhère fortement à l’idée de moderniser le secteur public.

Aujourd’hui, nous tolérons votre grève.
Qu’en sera-t’il demain ?

Sylvain

Commentaires

Bien dit ! J'adhère totalement !

Écrit par : Céline | 18/10/2007

Bravo! je suis totalement d'accord.

Écrit par : Elisabeth | 18/10/2007

Exactement, la solidarité se limite souvent à "pense à ta gueule et fonce avec les autres"

Écrit par : kiki | 18/10/2007

Je suis d'accord sur le fond mais desolé de vous dire que la sncf a de moins en moins vocation de service publique la preuve vous etes des clients et plus des usagers.Je travaille a la sncf en banlieue(rer)et je peux vous dire que la direction en a rien a foutre.
Atel point que notre parcours fait des pronostique pour les delais de reparation des instal.La sncf veut gagné de l'argent(tgv-teoz)au mepris du service publique qui ne lui raporte pas grand chose.

Écrit par : raydog1 | 18/10/2007

Moi, je trouve ca bien que la Sncf essait de gagner de l'argent...
Meme si c'est un service publique, il ne faut pas oublié que ce sont nos impots qui comblent les pertes !

Donc si la Sncf arrive a gagner de l'argent, je dis Bravo moi !

Et sinon, comme en 95, le billet de RER va augmenter combien de fois cette année pour combler les pertes du a la greve ?

Écrit par : Falko | 18/10/2007

ce n'ai pas la sncf qui decide d'augment le rer mais le stif,je suis d'accord sur le fait que la sncf doit gagner de l'argent mais en tant que service publque il devrait etre investit pour ameliorer les instalations qui certaines on plus de 30 ans et survivent grace a l'investissement des agents.pour info rame inox date des annees 60

Écrit par : raydog1 | 18/10/2007

Faillite,OUI !dela politique de Fillon !
Enregistré dans : Non classé — domikpcf @ 7:13 Modifier

Par Régis TRILLES le lundi 15 octobre 2007, 11:27 - Economie - Lien permanent

Aucun commentaire
La France en faillite ?
Enregistré dans : Non classé — domikpcf @ 7:04 Modifier

La France en faillite ? Faux ! Les preuves…

Par Régis TRILLES le lundi 15 octobre 2007, 11:18 - Economie - Lien permanent

Quelques jours avant que le gouvernement présente le projet de budget pour 2008, le premier ministre, François Fillon, a en quelque sorte planté le décor en déclarant devant un parterre d'agriculteurs corses: «Je suis à la tête d'un État en situation de faillite» !

Après le fameux « fardeau de la dette publique », leitmotiv de la campagne présidentielle, voici donc «la France en faillite » ! Cette dramatisation contestée au sein même de la majorité est une forfaiture, une vile propagande visant à geler les consciences, à pousser au renoncement en matière de pouvoir d'achat, à préparer une nouvelle fois la grande majorité des Français à d'injustes sacrifices.

Depuis un quart de siècle, l'État accu­mule les déficits et s'endette toujours plus pour les financer. Il faudrait donc remettre de l'ordre dans la boutique comme le ferait « n'importe quel chef d'entreprise, n'importe quel chef de famille, n'importe quel agriculteur” ! Le terme de « faillite” fleure bon le droit commercial - pour le gouvernement, l'État se gère comme une entreprise! Il veut frapper les esprits: le « failli» n'a plus qu'à envisager sa « liquidation ». Mais il n'a rien à faire dans l'histoire: ni l'État ni la France ne sont en faillite! Même s'il est effectivement grand temps de bouleverser totalement le mode de gestion des finances publiques. . .

L'État n'est pas en cessation de paiement

Jusqu'à preuve du contraire, l'État paie ses factures, ses salariés -les agents de la fonction publique - et rembourse ses dettes. La France n'est pas du tout dans la situation de l'Argentine en 2001-2002. Elle n'a d'ailleurs aucun mal à trouver de nou­veaux créanciers.

Pour financer son déficit, l'État émet des bons du Trésor (à court et moyen terme) et des obligations assimilables du Trésor (à long terme). Ces titres sont très prisés par les marchés financiers et fort bien vus des agences de notation chargées d'apprécier les risques des différentes émissions. Ils sont souscrits par les banques, les compagnies d'assurances, les caisses de retraite, les organismes de placement collectif comme les SICAV. Ils plaisent beaucoup aux investisseurs étrangers, qui détiennent la moitié de l'encours de la dette publique française. Non pas parce que la France manque d'épargne (le taux d'épargne des ménages y est un des plus élevés du monde), mais du fait de la globalisation financière: les épar­gnants français détiennent eux aussi des avoirs à l'étranger.

De plus, un État n'est ni une entreprise, ni un ménage: Pour assurer la cohésion sociale et ­garantir un bien-être collectif, il doit réaliser des investissements coûteux et de très long terme. Et il peut rester constamment endetté tout en restant solvable puisqu'il a le pouvoir de lever l'impôt.

Si la France est en faillite, les Etats Unis sont rayés de la carte!

Depuis quelques années, le déficit du budget de l'État tourne autour de 40 milliards d'euros, soit environ 15 % des dépenses. Au total, les déficits publics (de l'État, de la Sécurité sociale et des collectivités locales) devraient représenter 2,4 % du produit intérieur brut (PIB: sommes des richesses créées en un an) en 2007 et 2,3 % en 2008.

Quant à la dette publique - 1 150 milliards d'euros, dont 79 % du fait de l'État, elle représente environ 64 % du PIB.

Les critères de convergenœ des éco­nomies décidés lors de la mise en place de la mon­naie unique européenne et repris dans le pacte de stabilité et de croissance, qui lie les pays de la zone euro, imposent un maximum de 3 % du PIB pour le déficit public et de 60 % du PIB pour la dette publique. Ces niveaux sont totalement arbitraires. Bien qu'ils sabrent dans leurs dépenses publiques pour réduire leurs déficits, les grands pays de ]a zone euro sont plus endettés que la France : 69 % du PIB en moyenne pour les 13 pays, 68 % pour l'Allemagne, 89 % pour la Belgique, 105 % pour ]a Grèce, 107 % pour l'Italie.

Quant aux États Unis, leur endettement représente aujourd'hui 65 % de leur PIB, après être monté à 75 % en 1993, sans pour autant les rayer de la carte.

La faillite n'est pas non plus pour les générations futures.

À force de « vivre au-dessus de nos moyens, -ceux qui ont l'impression de vivre sans moyens apprécieront! -, nous léguerions à chaque nou­veau-né une dette de 11 500 euros (total de la dette publique divisé par le nombre d'habi­tants) qu'il devra rembourser par le biais de ses impôts.

En fait, s'il y a spoliation, c'est aujour­d'hui qu'elle se déroule au profit des rentiers: la dette est détenue par des épargnants (sous forme de bons du Trésor et d'obligations d'É­tat) qui touchent en ce moment même des inté­rêts payés par les impôts (notamment la TVA) prélevés sur des ménages souvent modestes, qui subissent de plein fouet la dégradation des ser­vices publics.

À l’avenir, si rien ne bouge, le scé­nario ne fera que se poursuivre: les bébés de ces rentiers vont hériter des avoirs de leurs parents, et donc de créances sur l'État.

Mais, globalement, c’est un patrimoine que nous léguons aux générations futures.

Car les collectivités publiques ont aussi des avoirs financiers: si l'on en tient compte, leur dette nette n'est plus de 64 % du PIB mais de 44 % seulement.

Elles possèdent aussi des « actifs physiques.. : des routes, des écoles, des hôpi­taux, des stades… dont la valeur équivaut à plus de 1 000 milliards d'euros.

Elles possèdent aussi des avoirs nets sur l'étranger:

Au bout du compte, fin 2005, les administrations publiques avaient un patri­moine net (toutes dettes déduites) de 365 milliards d'euros. C'est le bien commun que nous léguons aux bébés à naître.

Écrit par : domik27 | 18/10/2007

Retraites : La supercherie du siècle !
Enregistré dans : Non classé — domikpcf @ 21:25 Modifier



Par Régis TRILLES le mercredi 17 octobre 2007, 13:35 - Retraites - Lien permanent

Un grand battage médiatique ne cesse actuellement d'opérer une comparaison entre le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein, avec 37,5 dans le public et 40 dans le privé et de déduire de ces deux chiffres que c'est inéquitable.
Mais personne ne pense à préciser que le même mot « annuité » correspond à des réalités tellement différentes dans les deux régimes que la comparaison n'a guère de sens : Autant ajouter des torchons et des serviettes !



Démonstration :
Nous avons tous appris à l'école qu'on n'ajoute pas des choux et des carottes ou des torchons et des serviettes. Tout comptable sait que des comparaisons ne sont valables que si elles sont effectuées ” à structure comparable “.
En tant que scientifique, j'ai le devoir, lorsque je compare deux données chiffrées, de commencer par vérifier qu'elles correspondent à la même réalité, par exemple elles sont exprimées dans la même unité.
Sinon, on peut faire dire absolument n'importe quoi aux chiffres.
Le mot ” annuité ” correspond en fait à un nombre issu de calculs totalement différents dans les deux régimes. En gros :
- Dans le public, le nombre d'annuités correspond au temps où l'on occupe effectivement un emploi, au prorata du temps de travail (ainsi, 1 an de travail à mi-temps donne une demi-annuité, 1 an à 80% donne 0,8 annuité, etc.).
- Dans le privé, c'est bien plus compliqué. Cela dépend d'abord des sommes perçues:
On valide, pour chaque année civile, un nombre de trimestres correspondant au salaire soumis à cotisations dans l'année.
C'est ainsi, pour prendre un exemple, qu'un cadre qui a travaillé 3 mois dans une année civile obtiendra une annuité entière (alors qu'un smicard qui a travaillé 3 mois n'obtiendra lui que 0,5 annuité : est-ce bien équitable ?).
De même, un an de travail à mi-temps compte pour une annuité complète. On rajoute ensuite certaines périodes non travaillées : chômage (en partie), congé parental (sous conditions), etc.
A cela s'ajoutent des bonifications qui diffèrent totalement entre les deux régimes, dont la bonification pour enfant accordée aux mères (2 ans dans le privé, 1 dans le public ). (1)
En résumé il est parfois plus ” facile ” d'obtenir des annuités dans le privé que dans
le public.
Voilà un exemple qui montre bien les limites de cette comparaison.
Puisque les médias se sont fait l'écho de certains avantages (oubliant les inconvénients) des femmes fonctionnaires mères de 3 enfants, prenons l'exemple d'une mère de 3 enfants qui décide de travailler 8 ans à mi-temps pour les élever :
- - Si elle est dans le privé, elle aura une bonification de 6 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour huit annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (40 annuités), il lui faudra donc obtenir 40-8-6, soit 26 annuités supplémentaires.
- - Si elle est fonctionnaire, la bonification sera de 3 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour 4 annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (37,5 annuités), il
lui faudra travailler effectivement 30,5 années à plein temps.
Est-ce bien équitable ?
Tout cela pour dire que comparer le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein dans les deux régimes et en déduire que ce serait inéquitable car37,5 est inférieur à 40 n'a aucun sens et relève de l'imposture.
D'autant plus que la notion de ” retraite à taux plein ” n'a strictement rien à voir entre les deux régimes et qu'on ne tient pas compte des retraites complémentaires du privé !
Un jour où j'avais pris un énarque en flagrant délit de comparaison de chiffres incomparables, il m'avait répondu : ” D'accord, mais vous, vous vous intéressez au sujet. Pour les gens, il faut des idées simples !”.
Je ne voudrais pas que l'opinion publique soit convaincue que les fonctionnaires seraient des privilégiés du simple fait que les médias colportent une idée aussi simple qu'inexacte.
II n'empêche que cette stratégie de dresser le privé contre le public, sur la base d'une ” idée simple” permet de faire passer au second plan certaines réalités.
Elle permet d'oublier que la réforme Balladur de 93, en augmentant la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans (là on peut comparer les données puisque c'est le même régime), mais surtout par l'introduction de la décote et l'allongement de la période de référence, a déjà diminué et surtout va encore dégrader fortement les retraites du privé.
Elle permet de faire passer au second plan que la réforme ne concerne pas les seuls fonctionnaires, puisque l'on va passer pour tous, de 40 annuités en 2008 à environ 42 en 2020.

C'est faire oublier un des principes de ce projet de loi, qui me pose personnellement problème.
Alors que depuis le dix-neuvième siècle, l'augmentation de la richesse de la France (et des pays riches) est allée de pair avec une diminution phénoménale de la part de sa vie qu'une personne consacre à travailler, le projet revient sur l'histoire, en décidant que désormais, sur une vie, la proportion du temps consacrée au travail ne devra plus diminuer.
J'entends d'ailleurs tous les jours dans les médias des personnes me dire sur un ton docte et péremptoire: ” il faut que les français comprennent qu'il faut travailler plus”.
Soit, ils ont peut-être raison. Mais dans la mesure où une telle affirmation est contraire à ce qui s'est passé dans les 150 dernières années, je considère, en tant que scientifique, qu'ils doivent justifier leurs affirmations.
Or je n'ai jamais entendu personne me donner un véritable argument selon lequel nous serions vraiment aujourd'hui dans une situation nouvelle justifiant une inversion du phénomène historique, c'est-à-dire une augmentation du temps de travail.
Elle permet de faire oublier que ce projet est un choix politique de faire supporter aux seuls salariés actuels (pas aux employeurs ou à l'impôt) le coût de l'augmentation de l'espérance de vie, en justifiant cela par une nouvelle ” idée simple ” :
On nous répète qu'il n'y aurait pas d'autre choix, ce qui est bien sûr faux.
Surtout, cela permet d'occulter le fait que les inégalités au sein du privé sont bien plus criantes qu'entre le privé et le public.

Dans le privé, tout va dépendre de la convention collective, de la taille de l'entreprise ou encore du temps partiel subi ou choisi.

Vaut-il mieux être employé à temps partiel subi d'une PME du nettoyage ou à temps plein d'une grande entreprise, avec un accord 35 heures, un CE et une convention collective très favorables ?


Claude Danthony, Maître de conférences de mathématiques à l'École normale supérieure de Lyon.


(1) Vous pensez peut-être que ce projet, qui se veut équitable, va revenir sur cette différence ?

Détrompez-vous : s'il instaure une validation des périodes de congé parental, le projet supprime purement et simplement la bonification d'un an des femmes fonctionnaires, pour les enfants nés après le 1er janvier 2004 !
Mais la suite parait claire : s'il passe, vous entendrez dans quelques années à la télévision :

” Dans le privé il y a une bonification de 2 ans par enfant qui n'existe pas pour les fonctionnaires, c'est inéquitable “.

Et on supprimera la bonification des mamans du privé !

Écrit par : Quuilleré dominique | 18/10/2007

enfin quelqu'un qui reflechit
bravo

Écrit par : raydog1 | 18/10/2007

Raz le bol des Grèves!!! Vive la privatisation!!

Écrit par : un usager un colère | 18/10/2007

suis pas salariée mais travailleur indépendant; ne suis pas "obligée" de cotiser à toutes caisses (retraites et autres), mais voilà je dois qd mm bien le faire ... si je veux pouvoir dormir tranquille: avoir une complémentaire santé, avoir une prévoyance (avec carence minimum en cas pépin de santé), et avoir un revenu quand je pourrai m'arrêter de travailler!! solidarité?!... moi j'aimerais déjà avoir tous les mois un bulletin de salaire bien ficelé et savoir que je vais travailler le mois prochain! J'ESPERE QUE LES JOURS DE GRÈVE NE SERONT PAS PAYÉS AUX GRÉVISTES

Écrit par : mich | 18/10/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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